Vous aussi vous avez hâte que Roland Garros commence ? Pour vous aider à patienter, on vous propose de (re)découvrir cet événement, sans oublier de vous donner au passage toutes les infos au cas où vous seriez tenté de prendre directement un train pour Paris.*

Comment aller à Roland Garros ?

Réponse : en train forcément. Le stade se trouve à Boulogne, en bordure de Paris. Pour venir en train à Roland Garros, le plus simple est d’arriver à Paris Montparnasse, située à une trentaine de minutes en métro. Depuis Bordeaux, comptez environ 2 heures. Depuis MarseilleTGV INOUI ou OUIGO vous emmènent à bon port en un peu moins de 4 heures 30. Enfin, si vous venez du nord, comptez tout juste 2 heures 20 depuis Lille. De Paris Montparnasse, vous pouvez ensuite prendre le métro jusqu’au stade de Roland Garros (arrêt Porte d'Auteuil, 30 minutes environ).

Si vous arrivez à la gare de Lyon ou la gare de l’Est, pas de problème non plus. Les principales gares parisiennes sont à environ 45 minutes de métro. 

Autre option de transport si vous êtes juste niveau budget : le bus longue distance. Des compagnies comme OUIBUS ou Flixbus peuvent vous rapprocher du stade de Roland Garros. Au départ des principales villes de France, la plupart des lignes vous emmène jusqu'à la Porte Maillot, à l’autre extrémité du bois de Boulogne. 

Pourquoi aller à Roland Garros ?  

Forcément si vous êtes fan de petite balle jaune, la question ne se pose pas. En revanche pour les non-initiés, on vous conseille d’y aller si :  

  • Vous voulez éviter tout syndrome de FOMO : Roland Garros fait partie des 4 tournois du Grand Chelem de la saison de tennis (avec l’Open d’Australie, Wimbledon et l’US Open). Entendez par là qu’il s’agit de l’un des 4 tournois les plus importants de l’année (et donc les plus disputés). Un rendez-vous sportif incontournable donc. 
  • Vous aimez les événements qui se démarquent des autres : le tournoi de Roland Garros est un peu spécial car c’est le seul du Grand Chelem à être disputé sur terre battue – l’US Open a abandonné cette surface en 1978. Mieux encore : il est considéré comme le deuxième tournoi le plus prestigieux du circuit (après Wimbledon), grâce à une couverture médiatique planétaire.  
  • Vous voulez voir du sport, du vrai : selon de nombreux joueurs, Roland Garros est la compétition la plus difficile au monde. En cause : la durée des matchs (rallongée par le type de la surface, qui freine les balles après rebond et le fait que les 5e sets ne se jouent pas au jeu décisif ou tie-break). Mais aussi et surtout, la prédisposition des joueurs sud-américains et sud-européens pour la terre battue (les terrains étant bien souvent de cette surface dans leurs pays). D’ailleurs, ce n'est pas un hasard si 16 des 20 dernières éditions masculines ont été remportées par des joueurs du sud (Espagnols, Brésiliens et Argentins).  

Au fait, d'où vient le nom « Roland Garros » ? 

Effectivement, on peut se poser la question. Pour cela, il faut remonter à 1925. C’est la date à laquelle les Internationaux de France (l'ancien nom de Roland Garros) ont fait rebondir leurs premières balles. 

Avec la création de ce tournoi, la Fédération française de tennis entendait remplacer le Championnat de France lancé en 1891. Les toutes premières éditions de la compétition se sont déroulées sur les terrains du Stade français, dans le parc de Saint-Cloud. Mais après le triomphe des « Quatre Mousquetaires » lors de la Coupe Davis 1927 (l’équivalent de la Coupe du Monde en football), les instances tennistiques françaises ont décidé de construire le stade de Roland Garros, afin d’accueillir l’édition suivante du tournoi par équipe.  

Le Stade français a accepté de céder trois hectares de terrain près de la Porte d’Auteuil à une condition : qu’il porte le nom de l’un de ses membres. Émile Lesieur, alors président du Stade français, décide de rendre hommage à son vieil ami Roland Garros, licencié au club et décédé dix ans plus tôt durant la Première Guerre mondiale. Il a notamment été le premier aviateur à avoir traversé la mer Méditerranée en avion, en 7 heures et 53 minutes. 

C’est donc en 1928 que le tournoi de Roland Garros commence à porter ce nom.  

Un tournoi au passé un peu trouble 

Si les premières éditions sont évidemment raflées par des joueurs français, l’événement subit un brusque coup d’arrêt lors de la Seconde Guerre mondiale. Réquisitionné par le régime de Vichy, le stade devient un lieu d’emprisonnement pour les étranges jugés indésirables.

En 1941, les Internationaux de France prennent le nom de « tournoi de France ». Résultat : seuls les Français et quelques rares francophones sont autorisés à y participer. Les vainqueurs partent ou reviennent bien souvent de la guerre. Chez les femmes, aucune gagnante n’est reconnue entre 1939 et 1946.  

Entre 1891 et 1967, l’ensemble des compétitions organisées par la Fédération française de tennis sont réservées aux amateurs : les professionnels ont leur propre circuit. Mais lorsque le tournoi anglais de Wimbledon décide de devenir Open (autorisant ainsi tous les joueurs, amateurs comme professionnels parvenant à se qualifier, à participer), la donne change et Roland Garros suit le pas. C’est le début de l’ère Open : le tennis moderne voit le jour.

Une organisation millimétrée 

Pour accueillir tous les joueurs, il faut une sacrée organisation. Une semaine avant le début du tournoi, les qualifications se disputent sur quatre jours. Cent vingt-huit joueurs et quatre-vingt-seize joueuses se réunissent alors pour tenter de décrocher leur place dans le tableau final. La condition : remporter trois matchs consécutifs en deux sets gagnants. Et ces places sont chères puisque seuls 16 hommes et 12 femmes seront retenus. En cas de blessure ou d’absence de l’un des participants au tableau final, les meilleurs perdants ayant accédé au 3e et dernier tour des qualifications sont alors repêchés.  

Pendant la quinzaine du tournoi, 24 courts sont utilisés. Le plus connu est le court central, ou court Philippe Chatrier (du nom d’un ancien président de la Fédération internationale de tennis), avec ses 15 000 places assises. Derrière lui, on retrouve le court Suzanne Lenglen, nommé ainsi en hommage à la première star internationale du tennis féminin. C’est dans ces deux enceintes que les rencontres phares du tournoi se déroulent. 

Où trouver des billets pour Roland Garros ? 

Pour se payer le luxe d’assister à un match, il faut se lever de bonne heure… Mis en vente vers la fin mars, les billets trouvent généralement preneur aussi vite qu’un revers lifté de Rafael Nadal.  

Mais bonne nouvelle : vous pouvez aussi vous offrir un match annexe, comme une rencontre de double ou du tournoi des légendes (compétitions organisées en même temps entre anciennes gloires du tennis), moyennant 10 euros. Pour ce faire, rendez-vous sur le site officiel du tournoi

Vous voilà désormais incollable sur Roland Garros et son histoire. Ne reste plus qu’à réserver votre billet de train, direction les courts !  

 

*À propos de l'événement et des informations fournies :
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